VENDREDI CINÉMA, 5 FILMS A VOIR EN FAMILLE #3

LES 400 COUPS

Antoine Doinel, petit parigot de 14 ans, rêve de voir la mer et préfère la liberté, le cinéma et Balzac aux bancs de l’école. En classe, il ne cesse d’avoir des ennuis avec son maître d’école. A la maison, ses parents se montrent indifférents à son égard et ne savent que faire de lui pendant les vacances. Antoine tente alors d’échapper à ses parents absents et fait l’école buissonnière et les 400 coups avec son copain René. La vie du jeune Antoine s’annonce sous le signe du mensonge et de la débrouille.

Nous avons visionné ce film en famille pendant les vacances. Un classique du cinéma français avec l’école comme lieu de discipline et la famille comme celui de la protection mais aussi du déséquilibre (les parents qui ne s’entendent plus). Les 400 coups c’est le début de l’adolescence, ce passage si délicat de l’enfance à l’âge adulte. Ce film incarne très bien cette difficulté, cette marginalité, cette vulnérabilité de cette enfance décrite comme un moment difficile à passer. Les débuts de la cigarette, les maladresses, l’insolence envers les adultes…avec un traitement léger et authentique (il y a même des scènes d’improvisation) qui donne ce ton « vrai » au film. Bref, Les Quatre cents coups est tout simplement un film incontournable, indémodable à voir en famille même pour les récalcitrants du noir et blanc comme Marius :)

Vu avec Marius 10 ans et Louison 8 ans

 

Moonrise Kingdom

Sur une île au large de la Nouvelle-Angleterre, au cœur de l’été 1965, Suzy et Sam, douze ans, tombent amoureux, concluent un pacte secret et s’enfuient ensemble. Alors que chacun se mobilise pour les retrouver, une violente tempête s’approche des côtes et va bouleverser davantage encore la vie de la communauté.

Moonrise Kingdom est le septième long métrage de Wes Anderson, figure emblématique du cinéma indépendant américain. Pour ceux qui connaissent et aiment Wes Anderson, vous aimerez ici le surréalisme et la galerie de personnages décalés, à la fois drôles, mélancoliques et tourmentés, dans un monde à part.
Wes Anderson est un génie, chaque plan, chaque détail de ses films est incroyable. La maison de Suzy par exemple qui ressemble à une maison de poupée a vraiment été coupée pour le tournage. Ainsi, la caméra parcourt la maison en nous montrant chaque pièce, nous faisant ainsi découvrir les personnages et leurs objets fétiches…
Au-delà du soin apporté aux décors et aux costumes, Moonrise Kingdom c’est deux univers, d’un côté les plus jeunes rebelles, de l’autre les adultes qui représentent naturellement l’autorité, c’est l’histoire des premiers émois amoureux, de l’adolescence, de l’impression d’être incompris, de la famille. Le film inverse les rôles, les enfants se comportant plus comme des adultes que les adultes eux-mêmes, désemparés, tristes et seuls. Ce sont les enfants, en parfait « scout kaki » qui se gèrent seuls et prennent leurs destins en main.

Vu avec Marius 10 ans et Louison 8 ans

Microbe et Gasoil

A Versailles, Daniel Guéret est un adolescent un peu rêveur qui a un talent fou en dessin. Surnommé Microbe par son entourage, il sympathise rapidement avec Théo Leloir, nouveau venu dans sa classe. Théo, très vite surnommé Gasoil, est un as du bricolage. Les deux enfants, qui ne veulent pas partir en vacances avec leurs parents, vont construire une maison sur roue avec un moteur de tondeuse et c’est dans cet étrange véhicule qu’ils décident de sillonner les routes de France…

J’adore Michel Gondry et son univers complétement fou et étrange. Ici il nous plonge dans l’imaginaire de deux jeunes adolescents qu’a priori tout oppose. Microbe, timide surprotégé par sa mère et qu’on le prend souvent pour une fille avec ses cheveux longs, Gasoil qui vient d’une famille modeste un peu folklorique. Les deux enfants, pourtant aux antipodes et tous deux rejetés à cause de leur personnalité hors-norme vont nous montrer encore une fois que les opposés s’attirent. Ils vont construire ce véhicule incroyable et nous plonger dans une aventure tout aussi dingue !
Microbe et Gasoil c’est l’histoire d’une amitié hors norme, l’histoire de deux gosses prêts à gravir les montagnes à deux au volant de leur maison sur roues. Ensemble ils vont se forger, s’apprendre mutuellement, grandir et partager les tracas du passage à l’adolescence.
Cette histoire « banale » va vite devenir un voyage incroyable où tous les sujets de l’adolescence vont être abordé, mais loin des clichés hein, nous sommes ici chez Gondry avec de l’humour, de la désuétude et de l’imaginaire, ce n’est pas un « teen-movie » comme les autres, c’est l’adolescence vue par un grand cinéaste, à voir d’urgence en famille !

Vu avec Marius 10 ans et Louison 8 ans

JUMANJI

Tout commence dans une maison dans laquelle une étrange disparition a eu lieu presque 30 ans auparavant. Tandis qu’ils explorent la demeure, les deux enfants sont intrigués par un son étrange, ils découvre alors un jeu et décident d’y jouer. Ce qu’ils ignorent c’est que la partie a été lancée 26 ans plus tôt et qu’ils ne vont pas en commencer une nouvelle mais rejoindre la partie déjà commencée par Alan Parrish enfermé dans le jeu depuis 26 ans. Le but du jeu, finir la partie de 1969 pour qu’Alan retrouve une vie normal.

Jumanji est un classique des années 90, les effets spéciaux ont un peu vieilli mais on ne se lasse pas du jeu d’acteur de Robin Williams. L’histoire est issue d’un livre à la base et on peut dire qu’elle est très originale. Les personnages sont bien travaillés, avec un Alan adulte mais toujours enfant dans sa tête, représentant l’innocence, la bienveillance, la sagesse tout en ayant, par moment, un comportement adulte envers Peter et Judy. Jumanji c’est de l’humour incroyable, aucuns acteurs n’en fait de trop. Les effets spéciaux sont tops pour l’époque. Quand à l’histoire il n’y a aucun temps mort, on rentre dedans d’un coup et nous n’en ressortons qu’à la fin. Jumanji c’est un film tout public et à la fois enfantin de par son histoire et son personnage principal, ici l’enfant a grandi mais simplement physiquement, comme Peter Pan un peu.
Bref, les enfants ont adoré et je me demande pourquoi je ne l’avais pas vu avant !
Ce film est déconseillé au moins de 10 ans sur certains site, peut être pour ce moment où le jeune Alan se fait aspirer dans un endroit inconnu et que des chauves-souris s’en prennent à son amie ? mais je vous rassure que je ne le trouve pas du tout effrayant et les enfants non plus.

Vu avec Marius 10 ans et Louison 8 ans



LA « nouvelle » GUERRE DES BOUTONS

Mars 1944. Alors que la planète est secouée par les soubresauts de la guerre mondiale, dans un petit coin d’une campagne française se joue une guerre de gosses… Car, depuis toujours, les gamins des villages voisins de Longeverne et Velrans s’affrontent sans merci. Mais, cette fois, leur guerre va prendre une tournure inattendue : tous les petits prisonniers se voient délestés des boutons de leurs vêtements, en sorte qu’ils repartent presque dénudés, vaincus et humiliés. Ce conflit porte désormais un nom : la « guerre des boutons ». Et le village qui aura récolté le plus de boutons sera déclaré vainqueur… En marge de ce conflit, Violette, une jeune fille d’origine juive, fait battre le cœur de Lebrac, le chef des Longeverne. La véritable origine de Violette sera-t-elle dénoncée et découverte ?

La Nouvelle Guerre des boutons est un film de 2011, c’est une adaptation du livre de Louis Pergaud, devenu populaire grâce à une première adaptation en 1961 tournée par Yves Robert .
La guerre des boutons c’est l’histoire de gosses vivant dans les années quarante juste avant la fin de la guerre. C’est la France de 1944,
la France occupée, l’expulsion des juifs, la résistance, les collabos…
Mais le film c’est aussi une histoire de la petite Violette qu’il faut cacher, c’est une histoire d’amour avec l’instituteur et Laetitia Casta, c’est aussi le combat, la stratégie avec cette « guerre des boutons », et puis c’est enfin et surtout le soutien dans l’adversité quand les enfants de la base ennemis vont s’allier contre les vrais méchants.

Pour résumé, je dirais que les enfants ont bien aimé , je pense que c’est un film qui se laisse regarder un dimanche après midi de pluie mais qui donne surtout envie d’aller visionner la première adaptation, qui parait-t-il est beaucoup mieux !

Vu avec Marius 9 ans et Louison 7 ans

Voilà, j’espère que cette nouvelle sélection vous a inspiré. J’attends vos retours et idées pour le prochain billet :)

Pour voir les billets précédents :
vendredi cinéma #2
– vendredi cinéma #1

2 Comments

  • Répondre mai 14, 2019

    Bobine

    Oui super article! Merci pour les idées.
    Je confirme que la Guerre des Boutons, d’Yves Robert, fonctionne encore parfaitement sur les enfants (et les adultes!)

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  • Supers idées ! Merci du partage !

    [Reply]

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